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OSER LA SPIRITUALITE
24-10-2009 13:25:15
Nous voici devant une phrase au mode impératif avec un verbe qui nous exhorte à « avoir le courage de faire quelque chose » et pas n’importe quelle chose puisqu’il s’agit de la spiritualité ; soit une plongée jusqu’à l’intime de notre être.
Souvent, on utilise le verbe « oser » à la forme négative, parce que justement, on n’ose pas faire, pas dire, de peur de…, de peur du ridicule peut-être, de peur de se dévoiler certainement et de voir planer chez les autres un sourire de commisération parce qu’au plus profond de notre être on essaie tout simplement de teinter notre existence quotidienne d’une dimension plus vaste et moins morose au regard de l’actualité de notre planète
Oser la spiritualité, ne serait-ce pas tout simplement être soudain en adéquation avec notre être ?
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Oser la spiritualité, cela s’opère en deux temps :
- C’est d’abord oser s’avouer à soi-même ce désir d’une autre vision de l’existence, d’une autre manière d’appréhender les relations humaines et ce sentiment diffus d’être plus que soi-même. Car, en chaque être il y a une part de mystère, d’insondable, un petit quelque chose (notre âme diront les uns, notre conscience diront d’autres, et pourquoi pas les deux à la fois), mais un petit quelque chose qui nous pousse à chercher un plus de lumière comme le font les plantes et les fleurs. Mais un être humain est plus que les plantes et les fleurs, il pense, il conçoit, il imagine, et ses pensées peuvent repousser toujours plus loin leurs propres limites.
- Enfin, l’être spirituel va ressentir un jour le besoin de plus en plus fort de rencontrer ses semblables, le besoin de comparer son ressenti et surtout le besoin de se sentir moins seul avec ce ressenti. Et c’est là que surgit le premier véritable problème dans sa démarche ! Comment oser ? Avec qui oser ?
Arrêtons-nous un instant à ce deuxième temps afin de le considérer sous divers angles. En effet, sortir de l’intimité spirituelle pour échanger avec ses semblables peut s’opérer aussi bien dans un cadre religieux que dans un cadre non religieux.
- Le philosophe Henri Bergson (1859-1941) disait que « L’humanité ne comprend bien le nouveau que s’il prend la suite de l’ancien » [Les Deux Sources de la morale et de la religion – PUF 2003] ce qui sous-entend que la spiritualité étant l’essence même de toutes les religions, le gnostique ne pourra pas faire l’économie des religions, tout au moins sur le plan historique comme sur le plan méta historique.
- Parler des religions avec amour, c’est reconnaitre les valeurs spirituelles, humanistes et morales qu’elles ont véhiculé et continuent de véhiculer dans leurs principes éthiques. Aux unes et aux autres, nous devons la mise en œuvre de lois ou de dogmes censés instaurer des principes de fraternité, de paix, de compréhension et de tolérance. Etre « religieux » c’est se relier à la transcendance avec les us et traditions d’une religion, et selon ses formulations et ses nuances, respecter et prier le « Symbole des symboles », qu’on le nomme Allah ou Dieu ou même qu’on ne le nomme pas.
- Parler des religions avec respect, c’est regarder ce qu’elles ont construit, érigé, transmis et véhiculé, que ce soit sur le plan architectural, artistique, littéraire et musical, ou sur les plans plus abstraits de la pensée et de l’analyse.
- Parler aussi des religions sans concessions, ce n’est pas dénier leur existence mais c’est leur rendre hommage en les inscrivant dans le patrimoine de l’humanité, en reconnaissant leurs réussites et leurs erreurs, sans oublier surtout que ce sont les hommes qui transmettent les religions en y infusant leurs imperfections. Dans les rapports de l’homme à Dieu, il y a forcément des failles d’ordre psychosomatique, et ce n’est certainement pas un hasard si la psychanalyse prend le pas sur la religion là où la pratique religieuse décline.
- Parler des religions c’est aussi essayer d’extirper la part inconsciente qui les traverse et conscientiser ce qui est au cœur de chacune d’elle ; la spiritualité Une et Universelle. Néanmoins religion et spiritualité ne se conditionnent pas forcément l’une l’autre. Mais pour certains, oser parler de la spiritualité c’est aussi oser parler en paix de leur propre religion, et ce n’est pas toujours chose facile en une époque où le fait religieux et le fait spirituel se heurtent à un pragmatisme virulent. Oser la spiritualité, qu’elle ait ou non une couleur religieuse, c’est peut-être aussi sortir du matérialisme ambiant dont le but suprême est l’AVOIR au détriment de l’ETRE.
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En définitive, OSER, c’est ne plus connaitre la peur d’ÊTRE ; et comme l’exprimait si bien le sage Rabbi NaHMaN de Bratislava « En vérité, l’unique chose dont l’homme a peur est en lui, et l’unique chose qu’il désire ardemment est en lui ». Les années passent, et l’on découvre un jour qu’on n’a jamais pris le temps de penser vraiment, jamais pris le temps de penser par soi-même, jamais pris le temps d’ETRE un être pensant et « cherchant », en quête de paix intérieure.
Oser la spiritualité, ne serait-ce pas aussi cet essentiel de paix profonde qui nous mène vers le développement et l’évolution de notre conscience, tout en s’inscrivant dans la société d’une manière plus sage et plus responsable ?
La spiritualité d’aujourd’hui, la spiritualité ici et maintenant, c’est un engagement personnel face à l’humanité, c’est une responsabilité sacrée.
Alors, quel que soient nos origines, notre religion, notre couleur, notre sexe ou notre langue, osons tous ensemble !
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Conférences de Josselyne CHOURRY
24-10-2009 13:16:43
LE MESSAGE INITIATIQUE DE DANTE
De la VITA NOVA, sa première œuvre, jusqu’à la DIVINE COMEDIE, Dante nous prend par la main pour nous faire entrer dans les arcanes du mystère, en un voyage initiatique qui utilise le pouvoir évocateur du symbolisme de Béatrice, la bien-aimée Dame, la Sophia, gardienne du feu sacré de l’Amour.
GIORDANO BRUNO LE PHILOSOPHE OUBLIE
L’Europe du 16ième siècle est en pleine mutation religieuse, c’est aussi le temps des découvertes scientifiques et des explorations dont la Renaissance fut l’initiatrice. Philosophe, savant, théoricien, poète, hermétiste, mystique, Giordano Bruno disaient à ceux qui tentaient de lui faire renier ses écrits : «L’univers est infini, puisqu’il est l’effet de l’Infini puissance divine». Solitaire, incompris, précurseur, Giordano Bruno incarne le combat pour la libre-conscience de chaque homme
LA LEGENDE DU GOLEM ET LE DEFI DU CLONAGE
Selon une légende juive, le Golem serait une création humaine pétrie de terre et d’argile, née au printemps 1580 et attribuée à un rabbin de Prague surnommé Le Maharal. La littérature s’est emparée de cette légende et le roman de Gustav Meyrink «Le Golem», paru en 1915 augure d’autres ouvrages sur ce thème. Transposé sous d’autres lieux et sous d’autres vocables, le Golem franchit les frontières et soulève aujourd’hui les problèmes éthiques, moraux et religieux liés au clonage. Que ce soit hier ou de nos jours, la question reste la même : L’homme a-t-il le droit de concevoir un être doté des pouvoirs du corps mais n’ayant pas de relation directe avec l’esprit ?
Cette conférence se propose donc d’analyser l’origine du mythe du golem, sa sémantique et son symbolisme, ainsi que la vie et l’œuvre du Maharal. Quant aux questions suscitées, bien qu’enrichies par l’analyse, elles demeurent assujetties à nos consciences.
LES FETES DE LA LUMIERE : HANOUCAH ET NOEL
Allumées une à une chaque soir pendant huit jours et placées sur le rebord d'une fenêtre, les bougies du chandelier d'HaNouCaH viennent offrir l'éclat de leurs lumières conjuguées en ces jours de décembre où les nuits sont les plus longues.
Compris dans le même intervalle de temps, Noël, fête de la naissance du Christ solaire, offre à son tour son apogée de lumière et de joie. Ces deux fêtes évoquent un principe transcendant de lumière qui nous interpelle sur tous les plans et nous invite à l'éveil de nos consciences.
DE LA PENTECOTE JUIVE A LA PENTECOTE CHRETIENNE
SHaVouoTH ou Pentecôte juive, marque le don de la THoRaH et des dix Commandements. En la commémorant, chaque juif se retrouve en mémoire au pied du mont Sinaï. Par le jeu du calendrier lunaire, la Pentecôte juive et la Pentecôte chrétienne coïncident certaines années (2006 = an hébreu 5766). Cette conférence offre l'opportunité de voyager d'une Pentecôte à une autre sur les plans mystique et symbolique.
YOM KIPPOUR ET LA NOTION DE PARDON
L'une des plus grandes fêtes du calendrier juif YOM KIPPOUR sert de trame à cette conférence qui évoque un sujet sensible ; le Pardon.
Nous analyserons donc, tous les aspects du pardon en relation avec les enseignements du judaïsme mais aussi au regard de notre actualité en considérant tour à tour :
• Les différentes fautes possibles
• La dialectique pardon et tentation
• Culpabilité et responsabilité ....
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SIXIEME SIGNE D’EXIL (Extrait d'un recueil inédit)
12-04-2009 12:22:08
Deux mille ans et plus que nous errons dans les méandres d’une planète bleue, à quêter l’amour dans le moindre recoin de son espace. Deux mille ans et plus que les messages des prophètes et des sages à peine semés sont pervertis par les chasseurs de pouvoir.
Deux mille ans et plus…que je prie désespérément pour un monde meilleur.
Alors, j’ai décidé de croquer la pomme à pleine dents, de chasser Dieu du paradis et de planter une forêt d’arbres de vie. Je suis l’Ève des temps futur, galactique et synthétique, sans conformisme et conditionnements, libre et belle dans sa robe de Soi. Sur le moi de mon mental, je dénonce les mensonges ancestraux, je traque les spéculateurs de l’esprit et je crucifie les pourvoyeurs de messies.
La salade m’émeut sous la dent, gâtée par l’huile et le vinaigre ; elle a perdu son goût originel.
Le corps de l’amant m’émeut, il a perdu son odeur essentielle, avili par l’after-shave et l’eau de toilette.
Retranché derrière des masques embaumés, l’homme s’enlise dans une civilisation qui consomme le suc de son âme. L’homme a inventé le diable pour se gaver d’excuses envoûtantes.
Aimer devient aberration.
La parole perdue rend l’amour indiscernable.
Deux mille ans et plus que j’erre dans les constructions mentales de l’humanité. Je suis l’Ève des temps futur qui compile les siècles pour en extraire la substantifique moelle.
Quand l’huile et le vinaigre viendront à manquer, la salade retrouvera son goût végétal et l’homme exhalera des parfums d’authenticité.
Alors les règnes se marieront dans une unité harmonique.
Deux mille ans et plus que les textes nous promettent un messie et voici que je vomis cet espoir qui recule sans cesse. Je le veux maintenant ce Temps d’Amour, j’arrache les pages des livres, je recueille dans ma bouche leurs mots pour les mastiquer longuement dans leur sauce d’encre et mordre à plein sourire des fragments de Lumière.
Je suis l’Eve nouvelle.
Je veux jouir à la verticale de mon être sans attendre deux mille ans et plus.
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Dernier livre paru :
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Les Couleurs des possibles
Roman
Un chapitre, une couleur: l’enfance y serait violette, velours tendre, doucement ombrée, épaisse comme les nuits africaines. Le mirage amoureux indigo, idyllique, saturé. Le retour aux origines aurait quant à lui des tons marins, d’eau, de matrice… Ensemble, dans la confusion des souvenirs, dans la valse des réminiscences, ils tissent et retissent la vie de Rebecca, tour à tour adolescente aux origines sectionnées, amante-mère de Jonathan, enfant au continent lointain, amante d’une mère, Déborah, fidèle exégète auprès de Shamir. Et le roman de se faire peu à peu tapisserie de soie, ouvrage aux silences cotonneux, où les fils s’entrenouent pour restituer la trajectoire d’une femme complètement offerte à l’existence, à ses hasardeuses surprises, à ses désillusions.
Version papier : 13,00 € / 100 pages
Version pdf : 6,49 €
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